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TOURISME, ARTS ET LOISIRS : MUSÉE STEWART

TOURISME, ARTS ET LOISIRS

Musée Stewart

Tenir boutique à Paris 
au 18e siècle

Surmontées d’enseignes plus extravagantes les unes que les autres, les boutiques parisiennes, aux larges vitrines de verre coulé au 18e siècle, dévoilaient des marchandises exotiques et luxueuses. Les voyageurs moins fortunés se garderont d’y mettre le pied afin de se protéger contre l’envie d’acheter des choses dont on n’a aucun besoin.

À partir de 1673, les marchands avaient l’obligation de tenir des livres de compte et d’y inscrire toutes les transactions. À l’époque, les Parisiens prennent tout à crédit. Certains clients dépensent de folles sommes, rarement payées en argent sonnant, d’autres pratiquent le troc et empruntent gratuitement, pour une courte période, des bijoux luxueux.

Pour ne pas déplaire à sa clientèle, le boutiquier composait avec les pratiques commerciales du moment. Il valait mieux s’exposer à quelques pertes, que de ne pas vider son magasin. Les marchands, souvent à court de fonds et confrontés à la gestion d’inventaires imposants, risquaient régulièrement la faillite. Les voyageurs qui souhaitaient admirer les boutiques luxueuses trouveront dans l’Almanach du commerce toutes les adresses des porcelainiers, des graveurs en pierre fine, des gantiers-parfumeurs et toutes les autres qui combleront leurs désirs.

Le saviez-vous?

Depuis 1640, seule la monnaie métallique est utilisée dans les transactions commerciales en France. Les pièces d’or, d’argent et de cuivre ont cours. Elles sont définies par leur poids et la qualité de la matière qui les compose. Aussi leur valeur varie en fonction de la fluctuation du coût des métaux sur le marché.

Communauté d’arts et métiers

Au 18e siècle, la Ville de Paris compte 30 000 maîtres, tous regroupés sous 127 corporations ou communautés, répartis en quatre classes selon leur importance. Toutes les communautés sont administrées par des jurés, les notables élus de leur profession. Les règlements varient, mais généralement, le maître ne peut prendre qu’un apprenti à la fois. Il a le devoir de le former et de l’entretenir. Pour sa part, l’apprenti doit faire ses années de formation et régler les droits de brevet. 

Les deux parties étant liées par un contrat notarié, les jurés interviennent en cas de litige. Car litige il y a ! Les jeunes gens supportent parfois difficilement l’autorité du patron et se plaignent des exigences quelquefois abusives de celui-ci. Le brevet obtenu, l’apprenti poursuit sa formation à titre de compagnon pendant quelques années. 

Enfin, il peut prétendre au statut de maître selon les conditions suivantes: être catholique, avoir un âge déterminé, acquitter les droits et parfois, réaliser un chef-d’œuvre.

Chronique tirée de l’exposition Paris en vitrine – Les boutiques au 18e siècle, à l’affiche au Musée Stewart jusqu’au 24 mars 2019.

Le Musée Stewart

Le Musée Stewart, musée d’histoire privé à but non lucratif, a été fondé en 1955 par le philanthrope David M. Stewart. L’institution détient une collection exceptionnelle de près de 27 000 artéfacts, documents d’archives et livres rares liés à la présence européenne en Nouvelle-France et en Amérique du Nord, jusqu’à nos jours. Sa mission principale : préserver et mettre en valeur ces objets qui relatent les voyages d’exploration, les avancées scientifiques, les faits d’armes, les croyances et la vie quotidienne de nos ancêtres.

L’organisme montréalais, situé au parc Jean-Drapeau, loge dans l’arsenal du Fort de l’île Sainte-Hélène, construction militaire du 19e siècle inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

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