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publireportage  •  Cinemania 

COPRODUIRE AVEC  LE CANADA,

UN PARTENAIRE
PÉRENNE

RÉDACTION

Guilhem Caillard
Directeur général,
Festival de films CINEMANIA

(Une partie de ce texte est issue d’un article publié dans la revue de cinéma ÉCRAN TOTAL – mai 2018)

Le festival de films CINEMANIA accueille depuis 2016 des évènements professionnels favorisant les occasions de promouvoir la coproduction et la finalisation de nombreux projets : en 2016 et 2017, par les Rencontres de coproduction francophone organisées conjointement avec la SODEC et ayant réuni 250 professionnels à Montréal, et dès novembre 2018, par les Missions affaires France-Canada en association avec la société française Unterval.

Les traités internationaux

Le Canada est un partenaire de choix pour la coproduction internationale. La politique canadienne en la matière est régie par des traités internationaux. Le pays en compte 56. Parmi ses alliés de taille figurent le Royaume-Uni (premier accord signé en 1975) et la France (1983) qui entretiennent des relations culturelles et économiques historiques avec le Canada. Mais des accords tout aussi solides existent avec Israël (depuis 1985), le Japon (1994), la Pologne (1996), l’Uruguay (2002), la Jordanie (2016). Pour épouser les avancées technologiques et les mutations économiques à l’œuvre sur les marchés, ces traités font souvent l’objet de renégociations. Une souplesse qui permet au pays de maintenir sa compétitivité et son attractivité. En avril 2018, la Ministre du Patrimoine Canadien, Mélanie Joly, annonçait la réouverture du traité signé en 1995 avec la Corée du Sud afin de moderniser celui-ci. Autre exemple : le texte initial scellé avec le Luxembourg en 1996 vient de faire l’objet d’une révision majeure offrant une grande place aux “nouvelles écritures” et à la réalité virtuelle. Autant de moyens pour appuyer la croissance de l’industrie audiovisuelle canadienne, dont la valeur était estimée à 8,38 milliards CAD en 2016.

La France au premier rang

Cas unique : la France possède avec le Canada deux traités distincts, l’un concernant la production audiovisuelle et l’autre le cinéma. Ces accords initiés en 1983 par Jack Lang, Ministre de la Culture français et Allan MacEachen, Secrétaire d’état aux affaires extérieures du Canada, ont été modifiés à quatre reprises. Résultat : Téléfilm Canada – l’instance fédérale qui administre les traités et soutien la production – a recensé 220 coproductions franco-canadiennes depuis 2006. Parmi celles-ci, 189 ont été tournées en français. Au total, 45% des coproductions canadiennes se font avec la France. Un ratio exceptionnel. Certains de ces films ont brillé dans les grands festivals - Cannes, Venise, Berlin. À commencer par Xavier Dolan, avec Lawrence Anyways (2011), Tom à la ferme (2012) et Juste la fin du monde (2015). Fatima du français Philippe Faucon, également coproduit avec le Canada, était présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2015 où il a remporté le Prix Louis Delluc.

Le Québec accueille entre 45 et 50% des coproductions. C’est plus que l’Ontario (environ 40%). Si la Belle Province tient à maintenir ses relations privilégiées avec la France, c’est aussi parce que celles-ci donnent par extension un accès direct au marché de la distribution en Europe. L’exportation est d’ailleurs au coeur d’une réflexion menée par la SODEC et le CNC. En 2017, 10 films québécois sont sortis en France avec des résultats commerciaux mitigés. Inversement, 72 titres français sont sortis au Québec, ayant réuni un million de spectateurs, un chiffre tout aussi décevant étant donné l’offre. Ainsi, la nouvelle convention de jumelage SODEC/CNC prévoit des solutions. Plusieurs groupes de travail, dont certains déjà à l’œuvre actuellement, planchent sur des propositions concrètes afin de rendre plus efficiente la distribution des films et leurs résultats commerciaux de part et d’autre de l’Atlantique.

L’attrait majeur pour un producteur souhaitant travailler avec le Canada réside dans les outils fiscaux élaborés par les deux paliers gouvernementaux.

Les avantages fiscaux

Le faible taux du dollar canadien est un incitatif majeur. À cela s’ajoutent les coûts compétitifs des charges salariales des techniciens du cinéma : celles-ci peuvent représenter 30% d’un budget global de tournage au Québec, contre 60% en France. Mais au-delà de ces avantages comparatifs, l’attrait majeur pour un producteur souhaitant travailler avec le Canada réside dans les outils fiscaux élaborés par les deux paliers gouvernementaux. Le gouvernement fédéral offre un crédit d’impôt avec un taux effectif pouvant aller jusqu’à 15% des dépenses de main d’œuvre admissibles. Si le coproducteur est en plus basé au Québec, le projet est éligible aux dispositifs provinciaux : le crédit d’impôt remboursable peut représenter un taux de base effectif allant de 14 à 20% du plan financier québécois.

Pour prétendre à ces mesures, la coproduction doit être démontrée “naturelle”. C’est à dire que le scénario doit exploiter la matière culturelle commune aux deux pays. Le Fils de Jean de Philippe Lioret, sorti en 2016, s’est qualifié aux aides par son récit (un français voyage au Canada pour retrouver son père). En bref : l’illustration des liens historiques franco-canadiens ou des phénomènes actuels de société (la migration des français à Montréal) est un atout supplémentaire pour convaincre les financeurs publics.

Enfin, le traité de coproduction franco-canadien a fixé l’apport du coproducteur minoritaire à 10% du budget global du film. Autrement dit, un producteur québécois minoritaire sur un film français dont le budget est de 10 millions CAD devra réunir 1 million. L’objectif est bien plus atteignable que dans le cas de coproductions avec la Suisse et la Belgique où 20% sont nécessaires pour être qualifié.

Compétences reconnues

Le Canada offre un maillage conséquent d’infrastructures modernes pour l’accueil des tournages, notamment les films hollywoodiens sur la côte ouest à Vancouver, mais pas seulement. Au Québec, le BCTQ (Bureau du Cinéma et de la Télévision) accueille et coordonne de nombreux tournages étrangers. Mais c’est à Montréal que se concentre l’essentiel de l’activité : Mels est la plus importante entreprise canadienne de services liés au cinéma et à la télévision. Les 19 studios de sa fameuse “Cité du Cinéma” sont parmi les plus impressionnants en Amérique du Nord. En 2013, le tournage de X-Men: Days of Future Past de Bryan Singer (au budget de 200 millions USD) s’est effectué au sein des infrastructures de la compagnie.

Montréal occupe aussi une place prépondérante dans le secteur de l’animation. L’Office National du film (ONF) développe depuis 1939 ce créneau à un tel point qu’il en a fait un fleuron national. Pour sa part, la Cinémathèque québécoise entretient une vaste collection de films d’animation. Tout ceci forme un terreau propice au développement des projets. Les producteurs français de chez Quad, Laurent Zeitoun et Yann Zenou (Intouchables, La Mort de Staline, Le Sens de la fête) se sont récemment installés au Québec pour réaliser Ballerina d’Éric Summer et Éric Warin. Ils se sont associés avec le québécois André Rouleau (Caramel Films), à qui l’on doit plusieurs coproductions franco-canadiennes comme Mesrine de Jean-François Richet (2008). Le projet de Ballerina a entraîné la création d’un nouveau studio d’animation : l’Atelier Animation, réunissant une équipe franco-québécoise. Les producteurs ne manquent pas d’éloges à l’égard des artisans locaux ayant travaillé sur le film durant cinq ans. In fine, ils sont parvenus à réaliser une œuvre de calibre international avec un budget de 35 millions CAD. C’est six fois moins que ce qu’il en coûte pour produire un film d’animation similaire chez Dreamworks ou Disney. Côté canadien, Caramel Films et les institutions Téléfilm Canada et la SODEC ont complété les apports français de Quad, Gaumont, Canal +, M6 et Ciné +. Ballerina a réalisé un box-office international de 106 millions USD.

L’entrée du Canada parmi les 37 autres États membres d’Eurimages permettra de renforcer les liens déjà existants entre les industries cinématographiques européenne et canadienne.

Eurimages

En mars 2017, le Canada est le premier État non européen à devenir membre d’Eurimages. Ce fond administré par le Conseil de l’Europe distribue chaque année 25 millions d’euros pour la coproduction, la distribution et l’exploitation. Sa Présidente Catherine Trautmann reconnaissait que l’entrée du Canada parmi les 37 autres États membres “permettra de renforcer les liens déjà existants entre les industries cinématographiques européenne et canadienne”. La contribution étant calculée sur la base de plusieurs facteurs, notamment l’expertise en coproduction, celle du Canada a été fixée à 1.5 millions CAD par an. Sur les 101 soutiens attribués par Eurimages depuis deux ans, 7 projets impliquaient des coproducteurs canadiens (2 majoritaires et 5 minoritaires). Parmi les heureux élus : 360 000 euros furent accordés pour la prochaine fiction réalisée par Kim Nguyen, The Hummingbird Project (Canada-Belgique); ou encore 187 161 euros pour le film d’animation Pachamama réalisé par le français Juan Antin, en coproduction avec Kaibou et Blue Spirit Studio à Montréal.

La plupart des pays ajustent continuellement leurs politiques cinématographiques par l’entrée en vigueur de nouveaux incitatifs. Avec Eurimages, les canadiens ont une nouvelle corde à leur arc et sont désormais plus à même de monter des projets avec tous les états européens. Afin de continuer à attirer les producteurs étrangers, le Canada a fermement l’intention de maintenir la barre haute et rivaliser d’ingéniosité.

Depuis 1995, le Festival de films CINEMANIA met en avant le cinéma francophone d’aujourd’hui, à son meilleur et dans sa diversité. LE rdv incontournable des cinéphiles qui pourront découvrir une sélection de plus de 50 films présentés en avant-première, venant de France, Belgique, Maroc, Québec, Suisse, etc. toujours avec sous-titres anglais. CINEMANIA est surtout une fenêtre québécoise sur les œuvres s’étant distinguées dans les grands festivals internationaux tels que Festival de Cannes, la Berlinale, la Mostra (Venise) et le TIFF (Toronto).

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